Il arrive que les services de police ou de gendarmerie refusent, à tort, d’enregistrer une plainte.
Voici les trois réflexes à adopter pour faire valoir vos droits :
- Rappelez calmement à votre interlocuteur que l’article 5 de la charte d’accueil du public et des victimes impose aux services de Police nationale et de la Gendarmerie nationale de recevoir toutes les plaintes :
« Les services sont tenus de recevoir les plaintes déposées par les victimes d’infractions pénales, quel que soit le lieu de commission. » ; - Si le refus persiste, vous pouvez écrire au Procureur de la République pour lui adresser directement votre plainte et l’informer du refus qui vous a été opposé ;
- Consultez un avocat exerçant en droit pénal pour qu’il puisse, le cas échéant, prendre le relais en réalisant les démarches utiles.
Points clés :
- Main courante / plainte pénale
Une main courante n’est pas une plainte pénale. Sauf exception, elle n’entraîne pas
l’ouverture d’une enquête. - Pas besoin de preuve pour porter plainte
Vous pouvez déposer plainte même sans preuve ni certificat médical. Si nécessaire,
les forces de l’ordre vous adresseront à une unité médico-judiciaire.